Découvrez Cecilia Mejia: l’un de nos 30 visages de YES

Cecilia s’est d’abord tournée vers YES lorsqu’elle est arrivée au Canada, à la recherche de conseils pour transformer sa passion pour la céramique en une entreprise viable. En tant qu’entrepreneure immigrante devant composer avec un nouveau marché, une culture différente et des barrières linguistiques, elle a trouvé auprès de YES le soutien, la clarté et les encouragements dont elle avait besoin grâce à ses services d’accompagnement et à ses ateliers.

À cette époque, elle jonglait entre l’enthousiasme et l’incertitude, créant ses œuvres tout en cherchant à comprendre sa place sur le marché canadien. Grâce aux services et aux activités de réseautage de YES, elle a gagné confiance en la valeur de son travail, appris à raconter son histoire et développé un réseau qui l’a aidée à se sentir chez elle et à tisser des liens avec sa communauté.

Les bases entrepreneuriales que Cecilia a acquises avec l’appui de YES lui ont permis de faire passer sa petite pratique artisanale de céramique à une entreprise florissante. Aujourd’hui, elle gagne sa vie grâce à son art, met en valeur son héritage culturel à travers ses créations et continue de développer sa marque tout en conciliant sa carrière et sa vie de famille.

Entrevue avec Cecilia

Qu’est-ce qui vous a amenée à YES et qu’espériez-vous accomplir à ce moment-là?

Quand je suis arrivé chez YES, ce que je recherchais avant tout, c’était de l’accompagnement. En tant qu’immigrant et entrepreneur en devenir, j’avais besoin de soutien, de quelqu’un pour m’aider à comprendre comment repartir à zéro dans un nouveau pays.

J’avais de l’expérience au Mexique, mais faire des affaires au Canada, c’est différent : les règles, les permis, le contexte d’affaires. Je voulais comprendre ces différences, apprendre les étapes nécessaires pour structurer officiellement mon entreprise et obtenir des conseils pratiques afin de prendre les bonnes décisions dès le départ.

Quels défis ou objectifs affrontiez-vous lorsque vous avez approché YES? Y a‑t‑il eu un moment ou un obstacle particulièrement marquant?

L’un des plus grands défis auxquels j’ai fait face lorsque j’ai commencé avec YES, c’était la barrière de la langue. Comme je viens d’un milieu hispanophone, devoir naviguer à la fois en anglais et en français dans un contexte professionnel était parfois très intimidant. En plus de ça, j’essayais de comprendre comment démarrer une entreprise dans un système complètement nouveau. Tout, de la terminologie aux processus juridiques, me semblait peu familier.

Au-delà de cela, l’un de mes principaux objectifs était de mieux comprendre la clientèle canadienne et de trouver ma niche dans ce nouveau marché. Je voulais aussi donner une structure à ma marque, établir des objectifs plus clairs et passer du stade de simple idée à celui d’une véritable entreprise capable de générer des revenus.

Il y a eu un moment où j’ai réalisé à quel point les choses étaient différentes du Mexique, et c’est là que j’ai compris que j’avais besoin d’un accompagnement structuré. YES m’a offert un espace où je pouvais poser mes questions, obtenir des réponses claires et gagner confiance étape par étape.

Comment YES vous a‑t‑il aidée à surmonter ces défis ou à avancer dans votre carrière, votre entreprise ou votre démarche artistique?

Au début, je n’étais pas certain que le marché canadien apprécierait mes créations. Je pensais qu’elles étaient “trop mexicaines” et que je devais peut-être m’adapter davantage à ce qui existait déjà ici. Mais mon conseiller chez YES m’a aidé à reconnaître la valeur de ce que j’offrais, non seulement à travers mes pièces, mais aussi à travers mon histoire. On m’a encouragé à partager l’inspiration derrière chaque création, à expliquer d’où elle vient et pourquoi elle est importante.

Quelques exemples des œuvres en céramique de Cecilia, dont ses figurines en forme de crâne (illustrées à gauche et à droite), inspirées de « la tradition à laquelle elle s’identifie le plus », soit le Jour des Morts. C’est l’une des façons dont elle et son art demeurent liés à son pays d’origine et à sa culture.

Un autre grand changement a été d’apprendre à surmonter ma peur de fixer le prix de mon travail. Au début, on se dit souvent : “Qui va acheter ça?” Alors on sous-évalue son travail ou on le donne trop facilement. Mais ce n’est pas viable à long terme, et ça ne reflète pas le temps, les efforts et la créativité investis. YES m’a aidé à comprendre que mon travail a une réelle valeur et que raconter mon histoire fait partie de ce qui le rend unique.

Quels outils, ateliers ou apprentissages de YES ont fait une différence durable?

Oui! Je me suis inscrit à toutes les activités qui pouvaient entrer dans mon horaire. Honnêtement, j’étais partout, haha. Mes premières années en tant que marque ont été remplies d’expérimentation, et ces ateliers et événements m’ont vraiment donné une base solide. J’ai aussi rencontré de nombreuses personnes avec qui j’ai ensuite collaboré sur différents projets indépendants, ce qui a été extrêmement précieux. Cela m’a permis de voir le marché sous différents angles et de réaliser que je n’étais pas aussi perdu que je le croyais.

Plusieurs choses qui me faisaient peur au départ, qui me semblaient énormes ou impossibles, se sont révélées beaucoup plus accessibles une fois que j’avais le bon soutien et le bon contexte. Ces expériences m’ont aidé à gagner confiance et à passer à l’action, même lorsque je n’étais pas certain à 100 %.

Où en êtes-vous aujourd’hui dans votre parcours, et quels accomplissements vous rendent le plus fière?

Je suis vraiment fier d’avoir réussi à gagner ma vie en faisant ce que j’aime et que ma marque me permette de partager une partie de ma culture et de mon identité. Il est important de montrer que les immigrants apportent énormément de valeur. Nous venons peut-être d’un autre pays, mais nous évoluons et nous nous adaptons constamment. Ce que nous offrons est un mélange de nos origines, de la personne que nous sommes devenue ici et de nos aspirations pour l’avenir.

Je me sens très privilégié de pouvoir travailler de la maison, où j’ai aménagé un petit studio qui me permet de partager ma passion pour la création et le design. En même temps, je peux rester proche de ma famille, ce qui est particulièrement significatif maintenant que je suis maman. Cet équilibre est devenu l’un des aspects les plus importants de mon parcours.

Cecilia peut travailler sur ses pièces de céramique dans l’atelier qu’elle a aménagé chez elle.

En y repensant, y a‑t‑il un moment précis qui se démarque comme un tournant?

Je pense que tout le temps que j’ai consacré à l’expérimentation a été un immense point tournant pour moi. Cela m’a permis de faire des erreurs sans crainte et m’a appris à réellement valoriser mon temps et mon travail.

J’ai aussi appris à être plus sélective quant aux événements auxquels je participais et aux boutiques dans lesquelles je souhaitais voir ma marque représentée. Au départ, je vendais seulement quelques pièces fabriquées à la main dans des marchés locaux. Avec le temps, j’ai commencé à produire certains de mes modèles les plus populaires à l’aide de moules.

L’utilisation de moules a rendu le processus de production moins dépendant de moi, ce qui me permet de continuer à produire tout en travaillant sur de nouveaux designs. Ce changement m’a également ouvert la porte à des événements de plus grande envergure, comme le salon One of a Kind à Toronto, qui a représenté une étape importante pour ma marque.

À quelle étape de votre carrière ou de votre parcours artistique étiez-vous lorsque vous avez contacté YES?

Lorsque j’ai commencé avec YES, je venais tout juste d’apprendre la céramique et d’ouvrir mon atelier à la maison. J’étais encore au tout début de mon parcours : je participais à quelques marchés locaux et je créais chaque pièce entièrement à la main, une par une. C’était une période remplie d’enthousiasme, mais aussi de beaucoup d’incertitude, car j’essayais encore de comprendre comment transformer cette passion en véritable entreprise.

À quels services, ateliers ou séances de coaching de YES avez-vous participé?

Pour être honnête, je ne me souviens pas vraiment du nom précis des ateliers. J’en ai suivi tellement, autant avec YES qu’à l’extérieur.

Par contre, ce dont je me souviens très clairement, ce sont les séances de coaching. Elles ont vraiment servi de guide pour moi. Ces rencontres individuelles ont été extrêmement utiles, surtout parce que, dans un groupe, on hésite parfois à poser certaines questions par peur d’avoir l’air de ne pas savoir. C’est beaucoup plus facile de demander de l’aide lorsqu’on parle avec quelqu’un qui nous connaît et comprend notre réalité.

Avez-vous des moments de “boucle bouclée” à partager — par exemple un retour comme conférencière, mentore ou bénévole ?

Oui, j’ai vécu plusieurs moments de ce genre qui comptent beaucoup pour moi. J’ai été nommé Entrepreneure du mois, ce qui a été une reconnaissance très encourageante. Lors de mon tout premier marché avec YES [le marché-boutique et l’exposition annuels des artistes de YES, intitulés What the Pop!], j’ai été le meilleur vendeur de la journée, ce qui a énormément renforcé ma confiance en moi. J’ai aussi été invité à prendre la parole lors d’événements de YES pour partager mon parcours entrepreneurial avec de jeunes participants.

C’est très significatif pour moi de redonner au suivant et, je l’espère, d’inspirer d’autres personnes qui commencent tout juste leur aventure, comme moi à l’époque. En plus, ma candidature au marché de YES a même été utilisée comme exemple pour les nouveaux candidats, ce qui me rend très fier et honoré.


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